Démis de ses fonctions par le préfet, l’élu a décidé de contester cette décision devant le tribunal administratif. Le 7 mai, les parties civiles ont à leur tour décidé d'interjeter appel, ainsi que le maire de Valenciennes l'a déjà fait.
Le 30 avril, le tribunal de Lille condamnait le maire de Valenciennes, tout juste réélu pour un troisième mandat, à deux ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, dans l’affaire l’opposant à son ancienne maîtresse qui l’accusait d’avoir contourné la loi pour lui trouver un emploi. Concrètement, et comme l’a rappelé la présidente lors de ce délibéré, cette peine aurait dû s’appliquer à Laurent Degallaix « en sortant du tribunal ».
En effet, quand un élu est condamné à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire, celui‐ci doit quitter ses mandats même s’il décide d’interjeter appel. Il peut soit décider de démissionner lui‐même ou attendre la notification de sa démission par le préfet, qui est prononcée quand celui‐ci prend connaissance du jugement. Le maire a alors quinze jours maximum pour démissionner. Suivant cette logique, Laurent Degallaix aurait dû en principe s’écarter de la mairie de Valenciennes, de la présidence de Valenciennes Métropole et du conseil départemental du Nord.