Vous avez présenté au public, début mai, une saison « de transition », en annonçant la réduction de votre programmation et de l’équipe. Moins de deux semaines plus tard, la mairie vous apprend qu’elle suspend sa subvention pour deux ans. Comment cela s’est‐il passé ?
Suite aux municipales, nous avions demandé un rendez‐vous avec l’adjointe à la culture, Nicole Yardéni, pour lui présenter notre nouveau projet. Le rendez‐vous ne pouvait pas avoir lieu tout de suite, et on avait acté que la mairie ne revaloriserait pas notre subvention. Nous avons alors communiqué publiquement le 6 mai sur notre projet pour 2026–2027, et annoncé la réduction d’un tiers de notre programmation et de la moitié de notre équipe (passant de dix à cinq équivalents temps plein, NDLR). Nous avons été reçus au Capitole le 19 mai. Jean‐Luc Moudenc souhaitait être présent.
L’entrevue, en présence de Delphine Dumas (l’autre co‐responsable du développement) et de la présidente de notre SCIC Céline Lemaire, s’est transformée en tirage de bretelles. Le maire a posé quelques questions sur notre gestion, mais il est surtout revenu longuement sur notre prise de position pendant la campagne, en nous indiquant très clairement qu’il ne fallait pas s’imaginer qu’il laisserait passer ça. Il n’a pas apprécié notre discours sur le fait que la culture allait souffrir s’il était réélu.
Au bout d’une heure, le maire a quitté la table et nous nous sommes retrouvées seulement avec Nicole Yardéni et le conseiller politique du maire Abdou Djazouli. À aucun moment, on n’a pu parler de notre nouveau …