Célébrer Jeanne d’Arc et le patriotisme, remplacer le logo de la Ville par le blason historique et sa devise « être toujours Debout pour le service de Dieu et de leur Roy », annuler une pièce de théâtre au motif qu’elle ne « correspond pas aux idées défendues pendant la campagne », le début de mandat du maire RN de Castres coche tous les marqueurs de l’extrême droite au pouvoir.
À 29 ans, Florian Azéma a créé la surprise en remportant l’élection avec 29,85 % des suffrages, au terme d’une quinquangulaire inédite dans la sous‐préfecture du Tarn. Rapportés au nombre d’inscrits, seuls 17,3 % des électeurs castrais ont voté pour l’ancien attaché parlementaire du député RN Frédéric Cabrolier.
Depuis, ce juriste, qui a fait campagne sous le slogan « On répare, on relève, on grandit », s’attelle à donner des gages aux catholiques les plus traditionalistes. En témoigne la nomination de trois hommes à des postes clefs de la commune.
Le premier d’entre eux est Xavier Fruleux, nommé directeur de cabinet du maire. Lors des conseils municipaux, il est celui qui souffle à l’oreille du premier magistrat. Dans les services municipaux, il est également décrit comme très présent, pilotant les questions managériales avec autorité.
Du côté de la direction des services, un autre recrutement a fait grincer des dents à la fin du mois d’avril. En recourant au dispositif légal « d’accroissement temporaire d’activité », la mairie a pu recruter …