Un million d’euros, c’était le tout petit excédent qui était prévu dans le budget prévisionnel 2026 voté en fin d’année dernière. Hélas pour les finances métropolitaines, les élus métropolitains s’apprêtent à valider, ce jeudi 18 juin, un budget supplémentaire bien moins valorisant pour Jean‐Luc Moudenc.
La hausse des dépenses réelles de fonctionnement et d’investissement (voir ci‐dessous) fait plonger l’épargne nette – ce qui reste quand tout est payé à – 25,31 millions d’euros. Par comparaison, l’épargne nette s’élevait à 90 millions d’euros en 2024 sur un budget global d’environ un milliard d’euros. Un sacré trou d’air pour celui qui aime tant mettre en avant sa saine gestion en « bon père de famille ».
Le puits sans fond de la ligne C
Comme à son habitude, Jean‐Luc Moudenc attribue ses difficultés financières à d’autres. Lors de la réunion des maires, le 25 mai, deux scénarios ont été présentés : avec ou sans les lois de finances 2025 et 2026. Sans ces dernières, les finances métropolitaines accusent le coup, mais restent dans le vert. À cause d’elles, elles plongeraient dans le négatif.
Si les baisses de dotations de l’État sont réelles, c’est surtout le chantier de la ligne C qui plombe les bilans de la collectivité. Les versements de Toulouse Métropole vers Tisséo s’alourdissent d’année en année. De 116 millions d’euros en 2024, ils sont passé à 173 millions cette année. Ils devraient atteindre 193 millions en 2027, puis 207 millions en 2028. C’est l’équivalent du produit total de la CFE sur le territoire de Toulouse …