À la suite des révélations de Mediacités, la mairie de Toulouse a suspendu le bibliothécaire et éditeur néoazi avant d'engager une procédure disciplinaire à son encontre.
Le conseil municipal du 19 juin 2026 a permis d’en apprendre un peu plus sur les suites données aux révélations de Mediacités concernant Auda Isarn. Pour rappel, cette maison d’édition néoazie est basée à Toulouse, et une partie de son catalogue nationaliste et nostalgique du troisième Reich s’est retrouvée dans les rayons de certaines bibliothèques toulousaines. Et pour cause, l’éditeur d’Auda Isarn, Bertrand Ledigabel, travaille dans le réseau des bibliothèques municipales, en tant qu’agent de catégorie B.
Après avoir découvert son « double emploi » grâce à Mediacités, la mairie de Toulouse a retiré les livres et suspendu son agent « dans l’intérêt du service et de la protection de la personne », a indiqué Pierre Esplugas‐Labatut, lors du conseil. Il s’agit d’une mesure administrative conservatoire et non d’une sanction. L’agent en question continue de percevoir son traitement.
L’élu en charge des ressources humaines répondait à une question de Régis Godec. Le conseiller municipal écologiste, qui siège dans l’opposition, interrogeait la majorité sur l’évolution de l’enquête administrative à ce sujet. « Il n’a pas été engagé une enquête administrative, mais une suspension de l’agent (…) et une procédure disciplinaire pour deux motifs : non‐déclaration d’un cumul d’activité et agissement de nature à dégrader, à mettre en cause l’image de la collectivité », lui a rétorqué Pierre Esplugas‐Labatut. Un conseil disciplinaire devra donc « se prononcer sur le fond ».
Selon nos informations, Bertrand Ledigabel avait été convoqué par sa hiérarchie quelques semaines avant la parution de notre article pour s’expliquer à propos d’un comportement discriminatoire tenu à l’égard d’un usager …