Des petits clous supplémentaires dans le cercueil déjà bien capitonné des libertés associatives toulousaines. Ce vendredi, le conseil municipal de Toulouse va débattre, entre autres sujets, du règlement intérieur applicable aux salles de proximités et de celui de la maison des associations.
Ces délibérations sont le fruit des travaux de la commission solidarité, inclusion, vie économique, emploi, international, qui s’est réunie le 10 juin dernier. Et plusieurs éléments, rajoutés, ôtés ou remaniés, y témoignent clairement de la volonté de Jean‐Luc Moudenc d’accroître son emprise sur de l’activité des associations toulousaines. Une volonté – et une pratique – déjà documentées et sévèrement épinglées dans le « Rapport sur les entraves aux libertés associatives à Toulouse » de la LDH, publié en février dernier.
À peine quelques mois et une campagne municipale plus tard, au moins trois points, dans les documents à l’ordre du jour du conseil municipal du 19 mars, posent question et inquiètent l’opposition municipale.
Dans l’actuel règlement intérieur applicable aux salles de proximité, l’article 2.4 interdit les activités incitant « notamment, au fascisme, au racisme, à l’antisémitisme, à la xénophobie, à l’homophobie, ainsi que celles ayant un rapport quelconque avec des structures à caractère sectaire. »
Le trouble à l’ordre public
Cette liste précise sera désormais remplac …