15 000 litres, c’est le volume d’air que nous respirons chaque jour. Année après année, cet air est un peu moins pollué en Occitanie, selon l’Atmo, qui surveille la qualité de l’air dans la région. La modernisation du parc automobile et la baisse du nombre de kilomètres parcourus expliquent cette amélioration. Le nombre d’alertes à la pollution de l’air a cependant augmenté : 48 en 2025 (dont 14 en Haute‐Garonne), contre 36 en 2024 (dont une seule dans le 31).
« La pollution de l’air s’améliore, mais de façon contrastée. Les politiques mises en œuvre paient. Les efforts portent leurs fruits, constate Emilie Dalix, élue régionale et présidente de l’Atmo Occitanie. Mais nous n’avons pas atteint les niveaux. Il faut aller plus vite. Sortir des énergies fossiles n’est pas qu’un objectif climatique, c’est un enjeu de santé publique. » Avec 40 000 décès par an, la pollution atmosphérique est en effet la seconde cause de mortalité en France.
À Toulouse, les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) sont tout juste passées sous la barre des 40 microgrammes par mètre cube (μg/m3), ce qui constitue la limite française actuelle. Le seuil limite européen devant être atteint en 2030 – 20 μg/m3 – est encore loin, tout comme le seuil d’exposition recommandé par l’OMS (10 μg/m3).
Ainsi, seules 500 personnes sont encore exposées à des concentrations dépassant la norme française, mais entre 41 050 et 82 300 respirent un air non conforme …