Industrie verte. Depuis plusieurs années, ces deux mots, d’apparence antagonistes, sont régulièrement accolés. Alors que la France ambitionne la réimplantation de nombreuses activités économiques sur son territoire, elle doit, en même temps, accélérer la décarbonation de ces sites les plus polluants : la neutralité est espérée pour 2050.
Sauf que « verdir » des cimenteries, des aciéries ou encore des fabrique d’alumine, est un immense casse‐tête. En effet, la réaction chimique nécessaire à l’élaboration du ciment, émet du CO₂… D’où cette idée, aux allures de science‐fiction : emprisonner la pollution loin sous la mer.
Les infrastructures, en cours de construction aux quatre coins de la France doivent permettre de capter la pollution à la sortie des usines, et de la faire voyager plusieurs milliers de kilomètres dans des tuyaux ou par bateau jusqu’à des sites d’enfouissement en mer du Nord ou en Méditerranée. Mediacités a interrogé plusieurs spécialistes, épluché des rapports et pose la question : n’est‐ce pas là une fuite en avant ? L’ensemble est à découvrir en BD ci‐dessous, en partenariat avec La Revue Dessinée.
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Cette bande dessinée a été réalisée en partenariat avec La Revue dessinée. Après une BD‐enquête sur la privatisation de l’aéroport Lyon Saint‐Exupéry et une autre sur le malaise dans les crèches privées, c’est la troisième fois que Mediacités collabore avec le trimestriel qui « raconte l’actualité en bande dessinée ». « Les dessous du “verdissement’ de l’industrie française » est par ailleurs à retrouver dans le numéro #52 de La Revue dessinée, en librairie à partir de ce 3 juin.
Le reportage que vous venez de lire constitue un condensé d’une série d’enquêtes consacrée aux coulisses de la décarbonation de l’industrie. L’intégralité de nos précédents articles sur ce sujet sont à retrouver dans le dossier ci‐dessous :
Décarbonation : comment les géants de l’industrie “verte” nous enfument
























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