Annoncées en grande pompe par Emmanuel Macron lors de ses vœux en janvier, les « assises de lutte contre les actes antireligieux » ont accouché d’une souris en Haute‐Garonne. D’après la présentation faite par l’État, elles visent à « mobiliser l’ensemble des acteurs impliqués sur le sujet et identifier des pistes de réflexion afin de mieux prévenir, documenter et réprimer ces actes ».
Mais, mercredi 24 juin, à la préfecture à Toulouse, lors de la restitution des travaux, le caractère précipité de leur organisation a sauté aux yeux. Outre un dossier de presse pas prêt à temps, les différentes parties se rencontraient pour la deuxième fois seulement. Auparavant, elles s’étaient réunies au cours d’un seul atelier, le 10 juin, pour analyser les grandes tendances de ces actes antireligieux.
Responsables des cultes juif, chrétien, musulman, bouddhiste, ainsi que des représentants de l’État, de la gendarmerie, de la police, ou encore de SOS Racisme… Au total, une trentaine de personnes (essentiellement des hommes, seules trois femmes faisaient partie de l’assemblée) ont répondu présentes à l’appel de la préfecture.
Des méthodes de calcul différentes
Si l’enjeu de ces assises était de délivrer des données chiffrées sur les actes contre les religions, le résultat est partiel. D’abord, parce que les informations présentées concernent seulement les trois grandes religions monothéistes, les autres cultes n’étant pas recensés dans ces travaux. Ensuite, parce que la méthode de comptage diffère selon les zones gérées par la …