Une enquête de Mediacités et Reporterre permet de visualiser pour la première fois l'ampleur de la pression exercée par les micropolluants en France, et notamment autour de Toulouse.
« La Garonne est viola », dit la chanson des supporters du TFC. Elle est surtout polluée à l’arsenic et au métolachlore. Selon les données publiques des stations de surveillance, les seuils de ces polluants sont dépassés dans le grand fleuve du sud‐ouest.
À quelques kilomètres de l’Espagne et de la source pyrénéenne, la première station de surveillance, située à Fos (Haute‐Garonne), indique une concentration de 2,53 microgrammes d’arsenic par litre d’eau (μg/L). En aval, la concentration de ce polluant naturellement présent dans les sols et très utilisé dans l’industrie jusqu’à sa quasi‐interdiction, décroît petit à petit. À Roquefort‐sur‐Garonne, elle n’atteint plus que 0,86 μg/L. C’est à peine plus que le seuil de 0,83 μg/L en dessous duquel on considère que l’arsenic présent dans l’eau n’a pas d’effet indésirable.
https://www.mediacites.fr/enquete/national/2026/06/29/1700-rivieres-sous-pression-la-carte-inedite-de-la-pollution-chimique-des-cours-deau-en-france/
Plus en aval, les concentrations remontent : 1,5 μg/L à Cazères, 1,57 μg/L à Marquefave et 1,46 μg/L à Toulouse. C’est là que la tumultueuse Garona se charge d’un autre polluant présent en excès : le métolachlore qu’on retrouve à 0,104 métolachlore μg/L.