Multipliées par quatre. Votée le 24 juin dernier, la hausse des indemnités de Véronique Sarselli à la présidence du Sytral – 2 877 euros brut par mois – a fait du bruit. La polémique qui s’est jouée au sein de l’autorité organisatrice des transports en commun s’est ajoutée à de précédentes, façon cours d’école, sur les augmentations des uns et des autres, entre la droite aux manettes de la Métropole et les écologistes et leurs alliés de gauche restés majoritaires du côté de la ville de Lyon.
« Puisque les indemnités sont prévues par la loi, je ne vois pas où est le problème d’appliquer la loi, s’est défendue Véronique Sarselli à propos de ses émoluments du Sytral. Je ne vois pas pourquoi un élu serait meilleur ou plus vertueux parce qu’il prend moins d’indemnités. » En avril dernier, la même s’était émue de « l’indignité sélective » de ses opposants sur ses indemnités de patronne du Grand Lyon – 5 960 euros brut par mois, soit 700 euros de plus que son prédécesseur – alors qu’à l’hôtel de ville Grégory Doucet adoptait une nouvelle façon de calculer ses frais de représentation.
Une fois ces passes d’armes rappelées, qui de la présidente LR de la Métropole ou du maire écologiste de Lyon gagne le plus ? Et sont‐ils vraiment les élus les mieux payés du territoire ?
Un peu plus de trois mois après l’installation de la nouvelle assemblée métropolitaine et des nouveaux conseils municipaux, Mediacités s’est attelé à la tâche – fastidieuse [lire l’encadré « En coulisses »] – de recenser les indemnités de nos représentants des 58 communes du Grand Lyon. Indemnités au pluriel, car