Proche de Marion Maréchal, le franco-argentin Santiago Muzio pilote depuis deux ans cette institution de la Cité universitaire internationale de la capitale. Sa gestion controversée, comme l’avait documenté Mediacités en juin dernier, a poussé deux adjointes au maire de Paris à alerter le Quai d’Orsay.
L’histoire se déroule à Paris, mais le nom de son principal protagoniste n’est pas inconnu des lectrices et lecteurs de Mediacités… En juin dernier, nous avions consacré une enquête fouillée à l’avocat lyonnais Santiago Muzio. Proche de Marion Maréchal, ce Franco‐argentin figure parmi les cadres de l’Issep, l’école de sciences politiques fondée dans le quartier de la Confluence par l’eurodéputée d’extrême droite (l’établissement déménage à Paris pour cette rentrée). Il dirige également depuis 2024 la Maison de l’Argentine, une vénérable institution créée il y a près d’un siècle, qui accueille et héberge des chercheurs et étudiants au cœur de la Cité internationale universitaire, dans le 14e arrondissement de la capitale.
Depuis, comme vient de le révéler l’Agence France‐Presse (AFP), Santiago Muzio a fait l’objet d’un courrier de deux élues de la ville de Paris adressé au ministère des Affaires étrangères. Audrey Pulvar (chargée des relations internationales) et Mélody Tonnoli (chargée de l’université) réclament au Quay d’Orsay « une enquête sur la gestion et le fonctionnement de la Maison de l’Argentine  …