Dans un rapport sur les mécanismes de répartition des migrants sur le territoire français, la Cour des comptes met en avant l’efficacité de la réforme permettant l’envoi de demandeurs d’asile franciliens vers d’autres régions et recommande de l’appliquer aux Hauts-de-France. En cas de refus, les demandeurs d'asile perdent néanmoins leur droit à l'hébergement ainsi que leur allocation.
Des campements précaires qui s’accumulent, des demandeurs d’asile qui se retrouvent sans solution d’hébergement et l’augmentation du nombre de personnes vivant à la rue : voilà ce qui a poussé le gouvernement à imaginer le « dispositif d’orientation régionale » dès 2018, qui fut officiellement déployé en 2021. Le but était d’assurer une répartition plus équitable des demandeurs d’asile sur le territoire, afin de leur trouver plus facilement un hébergement et d’assurer un examen plus rapide des demandes d’asile, qui sont passées de 45 500 en 2014 à plus de 130 000 en 2024.
Jusqu’à présent, ce dispositif concernait uniquement les demandeurs d’asile établis en Ile‐de‐France, où la situation « s’est nettement améliorée » depuis, selon un rapport publié mi‐juin par la Cour des comptes. Celle‐ci recommande néanmoins d’étendre le dispositif à la région Hauts‐de‐France, qui connaît ces dernières années une forte augmentation du nombre de migrants sur son territoire.
Alors que les Hauts‐de‐France étaient jusqu’à présent exemptés de l’accueil de migrants venant d’Ile-de-France du fait d’un taux de demandeurs d’asile élevé, « la demande d’asile y a quasiment doublé entre 2021 …