Candidat malheureux du Rassemblement national lors de la dernière élection municipale calaisienne, Marc de Fleurian se voit reprocher par des élus et des militants son autoritarisme et son manque d’implication dans la campagne. Il passe prochainement devant la commission des conflits du parti.
Le député RN Marc de Fleurian n’a pas seulement perdu les élections municipales de mars dernier. Il a aussi égaré une bonne partie des troupes locales du parti lepéniste.
Sèchement battu dès le premier tour par la maire sortante Natacha Bouchart, par 60 % des voix contre 27,5 % – une véritable claque alors qu’il avait remporté 48,5 % des suffrages à Calais intra‐muros lors des législatives de l’été 2024 -, l’ex-capitaine de la Légion étrangère se retrouve aujourd’hui contesté par une partie de ses colistiers et militants. La rupture est telle que, selon nos informations, il sera convoqué prochainement par le bureau exécutif qui fait office de Commission de discipline au sein du parti présidé par Jordan Bardella.
« Personne n’est au courant de cela dans le mouvement mais si je dois m’expliquer, ça ne me pose aucun problème », indique Marc de Fleurian à Mediacités. Il minimise cette « tempête dans un verre d’eau » déclenchée par « des gens qu’on ne voit jamais en réunion ».
Rupture avec sa seconde de liste
Pourtant, le député élu à la faveur de la vague bardelliste a lui‐même allumé le feu au sein de son équipe. Il a en effet exclu du groupe RN – dès le premier conseil municipal -, sa seconde de liste Edwige Leblond, ex‐adjointe de Natacha Bouchart. Selon lui, celle‐ci serait « coupable » d’avoir boycotté un hommage rendu en s …