Grand Lyon : les têtes de liste de la « Gauche unie », reflet des tractations entre appareils

Publié le

Temps de lecture : 3 minutes

Par Mathieu Périsse

A six semaines des élections, la « Gauche unie », a présenté mercredi ses têtes de listes dans les circonscriptions métropolitaines du Grand Lyon. Le Parti socialiste s'arroge la moitié des places au terme d'un fragile compromis entre les partis qui composent ce rassemblement.

On ne les attendait plus. A six semaines des élections pour le Grand Lyon, la « Gauche unie », emmenée par le directeur de Sciences Po Lyon Renaud Payre, a présenté mercredi ses têtes de listes dans les circonscriptions métropolitaines. D’abord annoncée pour le 21 janvier, la présentation avait finalement été reportée. Signe de difficultés à boucler le casting ?

En début de semaine encore, des membres de l'équipe laissaient entendre qu’une alliance aurait pu être possible dans la circonscription Val de Saône avec les écologistes. Suggestion alors immédiatement démentie par Bruno Bernard, chef de file d’EELV : « Ça n’existe pas. Peut-être qu’ils n’ont pas de candidats à cet endroit, mais nous n’avons aucune volonté d’alliance avant le 15 mars », déclarait-il à Mediacités. L'anecdote illustre, en tout cas, les tractations byzantines des dernières semaines.

Premier constat, la parité est loin d’être respectée : sur douze têtes de listes présentées, seulement deux sont des femmes. La Gauche unie fait certes mieux que le candidat Les Républicains François-Noël Buffet et son grand chelem masculin, mais deux fois moins que les listes LREM de Gérard Collomb, qui alignent pourtant péniblement quatre femmes.
Le Parti socialiste s'arroge la moitié du gâteau
Deuxième remarque, alors que le mouvement revendique un rassemblement « inédit par son ampleur », la Gauche unie ressemble avant tout à une alliance PS-PCF-Génération.s, au moins en ce qui concerne le choix des têtes de listes. Le Parti Socialiste s’arroge à lui seul . . .

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