ZFE dans la Métropole de Lyon : les points qui restent à trancher

Perrache
Entre l’échangeur de Perrache et le tunnel de Fourvière. Photo : Sebleouf-Wikimedia Commons.

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Mathieu Périsse

La Métropole de Lyon a lancé vendredi le début d'une consultation de cinq mois autour de la Zone à faibles émissions. Plusieurs points restent encore en débat avant la sortie du diesel en 2026.

Cinq mois pour convaincre et déminer un dossier potentiellement explosif. La Métropole de Lyon a lancé vendredi 3 septembre le coup d’envoi d’une concertation autour de la Zone à faibles émissions (ZFE), qui se déroulera jusqu’au 5 février 2022.

Le dispositif, rendu obligatoire en 2019 pour certaines agglomérations, dont celle de Lyon, vise à réduire la pollution de l’air en restreignant la circulation des véhicules les plus polluants. Avec plus de 700 000 véhicules détenus par des habitants du Grand Lyon (dont 100 000 par des professionnels), la collectivité est perçue par la majorité écologiste comme « addict à la voiture », une dépendance dont il s’agit de se « désintoxiquer ».

« C’est un sujet éminemment sensible »

Depuis le 1er janvier 2021, les poids lourds et les véhicules utilitaires légers classés Crit’Air 3, 4, 5 ou non classés sont déjà interdits de circulation dans la ZFE, non sans quelques couacs. Progressivement, cette interdiction doit s’étendre à d’autres véhicules de professionnels et de particuliers, avec pour objectif principal l’interdiction de circulation de tous les véhicules diesel en 2026. Une mesure lourde de conséquences pour les habitants du Grand Lyon et ceux qui viennent y travailler. 

Pour calmer les craintes et recueillir les doléances – qui ne devraient pas manquer – le Grand Lyon a mis les petits plats dans les grands, avec une concertation grand format, un panel de 30 citoyens « représentatifs » chargés de synthétiser son contenu et un plan de communication ambitieux. En toile de . . .

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