Olivier Laboux joue les prolongations à la tête de l’Université de Nantes

L’un part, l’autre reste… Destins divergents pour les deux duettistes de l’enseignement supérieur nantais, un temps partenaire dans le projet I-Site. Alors qu’Arnaud Poitou, l’ancien patron de Centrale a quitté, il y a peu, les murs de l’école d’ingénieurs, Olivier Laboux s’incruste dans ceux de l’Université. Le 31 mars dernier, son second mandat de président était pourtant arrivé à son terme. Mais le coronavirus est passé là et, comme dans 31 universités françaises, il a été prolongé de plusieurs mois, en application de l’article 15 de la loi d’urgence du 23 mars dernier, confirmée par une circulaire du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Élue sur le fil en février dernier, sa dauphine, Carine Bernault, n’a en effet pas pu être adoubée à temps par le nouveau conseil d’administration de 34 membres issu du scrutin universitaire. Une situation analogue à celle de certains maires partants de Loire-Atlantique, maintenus dans la foulée du premier tour des élections municipales le 15 mars. « On espère avoir prochainement une date du Ministère pour savoir quand on pourra relancer et boucler le processus d’élection, confirme la direction de la communication de l’Université de Nantes à Mediacités. Mais le sujet du moment c’est la tenue à distance des examens et la validation des années des étudiants [au nombre de 37 000, NDLR] ».

Pour rappel, Olivier Laboux, 58 ans, plutôt proche de la maire PS de Nantes Johanna Rolland, souhaitait entamer un troisième mandat grâce à la création de l’établissement expérimental Nantes Université au 1er janvier 2020. Mais il a été poussé dehors par la petite porte après le report sine die du projet d’I-Site suite au vote négatif des administrateurs de Centrale Nantes.

Thibault Dumas

Thibault Dumas
Franco-américain, je suis journaliste professionnel à Nantes depuis plus de dix ans, en radio puis en presse écrite, comme pigiste désormais. Je collabore avec Mediacités, édition nantaise, depuis la préparation de son lancement, en 2017. Je n'ai pas de spécialité en tant que telle mais j'enquête plutôt (seul ou en équipe) sur les montages fiscaux (Waldemar Kita, FC Nantes, Manitou, etc), la politique sous toutes ses formes, le social (Le Confluent, Centrale Nantes, Beaux-Arts de Nantes, etc) et un peu d'écologie (déchets, éoliennes de Nozay, etc). Pour me contacter : thibault.dumas@mediacites.fr.

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