La ville de Nantes passe en zone 30

« Passer la ville de Nantes en zone 30, en dehors de certains axes accueillant des transports en commun… » La promesse figurait au programme de la liste d’union avec les écologistes, menée par Johanna Rolland au second tour des municipales ; elle fait désormais partie du quotidien des Nantais. Depuis le 31 août, les automobilistes sont priés de lever le pied sur près de 600 kilomètres de voirie (environ 80 % du total des rues nantaises, selon la mairie), contre 250 kilomètres l’an dernier à la même époque… Un changement radical qui surprend surtout par la rapidité avec lequel il a été mis en place. Il y a encore une année, rares auraient été ceux à le croire possible. Et aussi vite. Au premier rang desquels Johanna Rolland et son équipe, d’ailleurs. Avant la fusion d’entre-deux tours avec les Verts, le programme de la maire sortante n’était pas aussi ambitieux, se contentant de promettre « 500 kilomètres de rues en zone piétonne, zone 30 ou zone mixte » à l’horizon 2026.
Effet Covid
Mais le Covid-19 est passé là et avec lui la création de nouvelles pistes cyclables provisoires et l’affirmation du besoin d’une ville plus calme, moins bruyante, moins dangereuse. Un argument développé par Johanna Rolland lors de la présentation du dispositif le 25 août dernier. Le passage à 30 km/h permettra « de renforcer la sécurité de tous, piétons comme cyclistes, mais aussi de réduire les nuisances sonores », faisait-elle valoir, ajoutant que « la sortie du confinement a été l’occasion de repenser les modes de déplacement, notamment pour respecter les règles de distanciation physique ».

Sans surprise, la mesure fait le bonheur . . .

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Cet article concerne la promesse :
« 500 km de rues en zone piétonne, zone 30 ou zone mixte contre 250 en 2020 »
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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.

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