Une antenne de téléphonie mobile. / Photo : CC - CreepCreep - Pixabay

5G : mais à quoi sert le moratoire nantais ?

«Étant donné la promesse de moratoire que vous avez faite aux Nantais lors du second tour des élections municipales (…) pouvez-vous nous garantir que la 5G ne sera pas activée à Nantes le 18 novembre ? » Dans une lettre adressée à Johanna Rolland la semaine dernière, voilà la question que pose l’association Résistance 5G, qui milite contre le déploiement de cette nouvelle technologie de téléphonie mobile. Sans obtenir beaucoup plus qu’une demi-réponse dans les colonnes de Ouest-France, quatre jours plus tard.

Interrogée par les journalistes Stéphanie Lambert et Christophe Jaunet, la mairie se contente de trois phrases, envoyées par mail : « La Ville de Nantes a décidé d’organiser un débat et un moratoire le temps de ce débat. Les modalités d’organisation du débat seront présentées prochainement. Nous sommes en relation avec les opérateurs pour bien articuler les calendriers et nous leur demandons de ne pas déployer avant le débat. »
18 novembre, date symbolique
Évacuons immédiatement la question : même s'ils en avaient officiellement l'autorisation, les opérateurs téléphoniques n'ont pas activé leurs antennes 5G, hier, mercredi 18 novembre. Pas tant pour répondre à la demande de la maire de Nantes, mais pour une raison administrative. Avant de mettre en service les bandes de fréquences en 3,5 GHz pour lesquelles ils ont déboursé près de 2,8 milliards d'euros, ils doivent en effet remplir plusieurs obligations. Et d’abord obtenir l’accord de l’Agence . . .

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Cet article concerne la promesse :
« Moratoire sur la 5G jusqu’à la fin du débat public ouvert sur son utilité et ses conséquences sanitaires »
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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.

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