Françoise Nicolas, ancienne diplomate et lanceuse d'alerte en lutte contre le Quai d'Orsay / Photo: Guillaume Frouin

Lanceuse d’alerte : la radiation des effectifs du Quai d’Orsay de Françoise Nicolas validée

Le rouleau compresseur poursuit son inexorable avancée. Dans un arrêt rendu mardi 16 mars 2021, la cour administrative d’appel de Nantes a validé l’arrêté du ministère des Affaires étrangères qui avait radié Françoise Nicolas de ses effectifs. Comme l’avait fait avant lui le tribunal administratif de Nantes, en juillet 2019. Pour rappel, cette ancienne fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères avait dénoncé un système de « détournement des crédits d’État » par le biais d’un « système de facturations occultes », lorsqu’elle était en poste à l’ambassade de France au Bénin, entre 2008 et 2010. Victime d’une violente agression dans son bureau, la lanceuse d’alerte nantaise de 59 ans avait été rapatriée de force à quelques jours de la visite de la Première Dame de l’époque, Carla Bruni, au Bénin… Une folle histoire que Mediacités avait racontée dès 2018.

https://www.mediacites.fr/portrait/nantes/2018/04/05/une-lanceuse-dalerte-nantaise-en-guerre-contre-le-quai-dorsay/

Suite à son exfiltration, la diplomate avait été placardisée dans les services décentralisés du Quai d’Orsay, à Nantes, dans le quartier du Breil. Avant, donc, d’être radiée de la fonction publique en 2018 pour « inaptitude définitive ». Cette mise à la retraite d’office avait été actée sur la foi d’un « rapport tout à fait ahurissant » d’un médecin parisien, avait plaidé son avocat de l’époque lors de . . .

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