A Treillières, l’équipe Royer tente un contre-feu dans les boîtes aux lettres

CM_Treillieres
Une séance du conseil municipal de Treillières, près de Nantes, en septembre 2021. / Image : capture d’écran mairie de Treillières.

Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 3 minutes

Par Guillaume Frouin (PressPepper)

Alors que la ville vient de perdre son 26e agent depuis le début de l'année avec la démission de la directrice générale des services, la majorité municipale tente de se dédouaner des affaires et du malaise social qui règne à la mairie. Dans un tract, elle hurle à l'acharnement médiatique et au complot...

L’hémorragie continue à Treillières. Secouée depuis bientôt deux ans par les démissions d’adjoints au maire, suite aux révélations successives de Mediacités, la commune du nord de Nantes vient d’apprendre le départ de sa directrice générale des services (DGS). Sophie Escande-Sorin a annoncé avoir sollicité sa mutation au « pôle mutualisé » entre la ville de Nantes et Nantes Métropole. Son départ, après dix ans à la tête des agents municipaux de Treillières, sera effectif à l’issue du conseil municipal du 13 décembre 2021. Sollicitée ce mercredi 27 octobre 2021 par Mediacités, elle n’a pas souhaité s’étendre sur les raisons de ce départ, au nom de son « devoir de réserve ». « Je suis la n°26, lâche-t-elle simplement. Je crois que le chiffre parle de lui-même ».
Depuis janvier, 20% des agents de la commune sont partis
Depuis le début de l’année 2021, 25 autres agents ont en effet quitté les services de la commune. Soit, tout de même, un peu moins de 20% des 135 « équivalents temps plein » de la commune. Un nouveau signe, s’il en fallait, du profond malaise social qui règne au sein de la collectivité, comme Mediacités le racontait. Le 20 octobre, à l’occasion d’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), les responsables syndicaux révélaient les résultats d’un sondage effectué parmi les agents : 90% de ceux travaillant . . .

Notre survie dépend de vous

Un journalisme local indépendant, sans publicité, avec chaque semaine des enquêtes introuvables ailleurs : voilà ce que vous propose Mediacités. Aujourd’hui, plus de 5 300 abonnés soutiennent notre travail. Mais ce n’est pas suffisant : nous recherchons 2 000 abonnés d’ici la fin 2022 pour continuer à enquêter. En vous abonnant aujourd’hui, dès 3 euros par mois, vous pouvez faire la différence.
Je m’abonne

  • Accès aux 4 éditions de Mediacités (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse)
  • 100 % indépendant, avec 0 % de publicité
  • Résiliation facile à tout moment