Âge, CSP : quel est le profil des conseillers départementaux sortants en Haute-Garonne ?

CD31 Toulouse 2
Le siège du Conseil départemental de Haute-Garonne, à Toulouse / © Gael Cérez

Publié le

Temps de lecture : 2 minutes

Par Guilhem Dorandeu

Strictement paritaires depuis la réforme de 2015, les élections départementales qui vont se tenir les 20 et 27 juin pèchent pourtant quand il s’agit de présenter des candidats qui ressemblent à leur population…

Les élections départementales sont, depuis 2015, les seules élections strictement paritaires de France. Mais les 27 hommes et 27 femmes qui composent le conseil départemental en Haute-Garonne sont-ils vraiment représentatifs de la société ? Les données issues du registre national des élus permettent de dresser leur « profil type » : une personne plutôt âgée, évoluant dans un milieu aisé.

Au sein de l’hémicycle départemental, seuls onze des 54 conseillers ont moins de 50 ans et un seul a moins de 30 ans. De fait, la moyenne d’âge atteint 59,5 ans, à peu de chose près identique à celle des conseillers départementaux de l'Ariège ou du Gers. Du haut de ses 73 ans, Georges Méric, le président socialiste du Département fait partie des élus les plus âgés de son assemblée. Pour rappel, l’âge moyen des Français se situe autour de 41 ans.

Du côté des catégories socioprofessionnelles, on retrouve une écrasante majorité de « CSP+ » - artisans, commerçants, chefs d’entreprise, cadres, professions intellectuelles supérieures et professions intermédiaires. Ils représentent 73 % des conseillers départementaux, soit le double de leur proportion dans la population haut-garonnaise. Sans surprise, les ouvriers, retraités et chômeurs sont les moins bien représentés, eu égard à leurs proportions respectives en Haute-Garonne. Une seule conseillère est déclarée sans profession et huit sont retraités. Les ouvriers sont complètement absents. La CSP des ouvriers et employés n'est en effet représentée que par cinq employés.

Ce déséquilibre n’est pas propre au conseil départemental, puisqu’on retrouve des dynamiques similaires à tous les niveaux politiques. A commencer par l’échelon . . .

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