La liste menée par François Briançon ne reflète que partiellement la sociologie de la population toulousaine. Mediacités a utilisé la méthode du collectif Démocratisons la politique pour constater la surreprésentation des classes supérieures au détriment des classes populaires.
Une liste « de l’engagement, de l’expérience, de l’efficacité, du dialogue et de l’apaisement », c’est ainsi que François Briançon a présenté ses colistiers début février. Dans cette coalition de onze formations, le PS et les Écologistes font jeu égal (dix‐sept colistiers chacun). Aux onze archipéliens s’ajoutent ensuite dix communistes, quatre membres de Génération.s, trois de Place Publique, deux du PRG, deux sans étiquette, un représentant de Debout ! (le parti de François Ruffin) et un autre du MRC.
Comme pour la liste Demain Toulouse, conduite par François Piquemal (LFI), Mediacités a analysé la liste La Gauche Unie grâce à l’outil en ligne du collectif Démocratiser la politique, pour savoir si elle respectait la parité sociale. Dans son récent rapport, le collectif de sociologues mettait en évidence la surreprésentation des classes supérieures au détriment des classes populaires dans les élections.
Ce constat vaut pour la liste de François Briançon : vingt‐huit colistiers sont issus des classes supérieures, alors qu’il en faudrait seulement dix‐sept pour coller au profil sociologique de Toulouse. Les classes moyennes sont légèrement sur‐représentées également avec vingt …