Coup de chaud dans “la marmite” de l’opéra de Lyon

Ce lundi 9 octobre, les salariés de l’opéra ont – sur scène – attiré l’attention sur les négociations en cours avec la direction. Comme un avertissement adressé à leur patron Serge Dorny.

Lyon (69) : l’Opéra | Lyon (69): Opera [AT]
Depuis juin, des négociations portant sur les salaires et sur les conditions de travail sont en cours entre la direction et les salariés de l’opéra de Lyon. photo : Andia.

Le chœur tient le rôle principal dans la nouvelle production de l’opéra de Lyon, War Requiem. Et c’est en chœur que les salariés se sont exprimés ce lundi soir, 9 octobre, à l’occasion de la première représentation de l’œuvre de Benjamin Britten mise en scène par le japonais Yoshi Oida. Avant que débute le spectacle, artistes et techniciens se sont tenus sur scène face au public pendant qu’au micro, en coulisses, une voix masculine lisait un tract intitulé « Intermittents, permanents : mêmes coulisses, mêmes pressions ». « L’assistance les a écoutés avec beaucoup d’attention avant de les applaudir », raconte une spectatrice, abonnée à l’opéra.

Les agents, tous services confondus, ont voulu attirer l’attention sur les négociations en cours depuis juin dernier et portant sur leurs salaires et leurs conditions de travail. Ils dénoncent pêle-mêle la proposition jugée dérisoire d’augmenter en moyenne de 14 centimes brut de l’heure les bas salaires (soit les machinistes, accessoiristes, électriciens, habilleurs et costumiers rémunérés entre 11,37 et 11,98 euros de l’heure), la délocalisation à l’étranger de la fabrication de certains costumes et décors ou encore le manque de moyens humains dans les services techniques pour faire face au nombre de spectacles programmés dans la saison.

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Leur intervention . . .

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Temps de lecture : 2 minutes

Par Nicolas Barriquand