Expulsion, plaintes et chien mort : les nouveaux déboires du maire de Mions

L’an dernier, Mediacités révélait l’ambiance délétère – entre bagarre politique et malaise social des agents – qui règne au sein de la municipalité de Mions. Deux nouvelles affaires viennent s’ajouter à ce climat pesant.

Mions-mairie
Plainte pour diffamation pour une histoire de chien, plainte pour divulgation d’informations confidentielles après une expulsion : été agité pour le maire de Mions. Dessin : J-P.Van Der Elst.

Mions, ton univers impitoyable… Dans cette petite ville (13 000 habitants) du sud de l’agglomération lyonnaise, rien ne semble apaiser les tensions qui entourent l’action du maire LR Claude Cohen. Pas même les vacances estivales ! Deux plaintes pénales déposées à quelques jours d’intervalle – l’une pour diffamation, l’autre pour atteinte au secret professionnel – sont venues, ces dernières semaines, raviver les passions autour du premier édile, qui n’a pas répondu à nos sollicitations. En octobre 2017, Mediacités vous avait raconté la situation explosive de cette municipalité, minée par des agents sous pression et un élu jugé « autoritaire » jusque dans son propre camp. Voici les derniers épisodes.

> A (re)lire sur Mediacités Lyon : 

"Mions : une mairie au bord de l'explosion"

1/ Qui a tué le chien ?
C’est une guérilla pour le moins incongrue qui s’est joué à Mions cet été. Premier acte : la disparition soudaine de Gibbs, le berger allemand de la police municipale, retrouvé mort fin juillet. Aussitôt, Sophie Dujardin, ex-élue de la majorité qui a créé un groupe dissident avec une autre conseillère municipale en janvier dernier, se fend d’un texte Facebook pour dénoncer « les conditions de travail » du chien policier. En cause, selon elle, le non-remplacement du véhicule de transport de Gibbs, pour cause de réduction budgétaire décidée par Claude Cohen. Le chien aurait notamment souffert de la . . .

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Mathieu Périsse