Pollution au kérosène : l’opération de communication d’Aéroports de Lyon

Suite à nos révélations, en février, sur d’étranges traces d’hydrocarbures au nord de l’aéroport Saint-Exupéry, l’exploitant a procédé à sa contre-expertise. Elle dédouane – sans surprise – le trafic aérien. Mais les conditions de sa réalisation posent question.

Avion
Après le décollage, des résidus d’une combustion incomplète de kérosène peuvent s’échapper des aéronefs. Photo : C.C.

Circulez, il n’y a rien voir ! C’est la conclusion d’Aéroports de Lyon qui a mené sa contre-expertise sur une possible pollution due au trafic aérien de Saint-Exupéry. Mediacités avait révélé le dossier en février dernier. Plusieurs habitants et amateurs de pêche à la ligne, au nord de l’aéroport, observent depuis plusieurs années de drôles de tâches huileuses dans des étangs ou sur des toits, dans les communes de Thil ou Saint-Maurice-de-Beynost notamment. L’Association contre l’extension et les nuisances de l’aéroport Saint-Exupéry (Acenas) s’était saisie de leurs inquiétudes et avait fait expertiser des échantillons. Verdict : ils présentaient « un profil proche du kérosène ».             

Suite à notre publication, Aéroports de Lyon (contrôlé par le groupe Vinci) s’était engagé à commander une étude pour tirer les choses . . .

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Nicolas Barriquand