Dans les couloirs des collectivités, on les appelle « dircab », « chef de cab’ » ou « collabs »… Pour mettre en musique leur partition, nos élus locaux s’appuient sur ces conseillers – politiques ou techniques -, recrutés de manière discrétionnaire, en théorie, au sein de leurs cabinets. Généralement tapis dans l’ombre, ces professionnels de l’action publique défraient parfois la chronique à l’instar d’Ange Sitbon, le cher collaborateur de Laurent Wauquiez, rémunéré 9 000 euros par mois par la région Auvergne-Rhône-Alpes, et dans le collimateur du Parquet national financier. Récemment, Mediacités a révélé comment d’autres agents de cette collectivité posaient question [lire notre enquête : « La région Auvergne-Rhône-Alpes et son armée camouflée de collaborateurs politiques »]. Alors qu’en début d’année, nous nous étions penchés sur le cas du département du Nord [lire : « Nord : l’armée illégale de conseillers du président Lecerf »].

Face aux dérives de certaines collectivités territoriales, des collaborateurs prennent enfin la parole. Sébastien Bénétullière, directeur de cabinet non-encarté dans un parti politique - fait assez rare pour être souligné -, est de ceux-ci. Au quotidien, il accompagne la présidente LR d’une communauté de communes de l’Ain. Dans une note rédigée cet été pour l’Observatoire de l’éthique publique, il formule huit propositions pour rendre

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