La Chambre régionale des comptes des Hauts-de-France a achevé cet automne un audit de Lille 3000. Rendu public en mars 2019, il a confirmé la réalité de tous les points critiques que Mediacités avait soulevé dans ses enquêtes, publiées entre septembre et novembre 2017 : situation ubuesque de Didier Fusillier, rémunéré en tant que directeur ou conseiller de trois structures culturelles, dans trois villes différentes, entre 2005 et 2015, avec des salaires correspondant à 1,8 plein-temps ; manque de transparence sur les rémunérations des dirigeants ; absence d'évaluation sérieuse des retombées concrètes en matière de tourisme; contournement des règles de la commande publique; choix discrétionnaire des prestataires et des artistes, sous couvert d'exception culturelle.

https://www.mediacites.fr/lille/dossier/lille-3000/

La mairie, dans sa réponse reproduite en annexe du rapport, fait mine de croire que la CRC a délivré un satisfecit à Lille 3000, dont les programmations « exigeantes et populaires » suscitent de « très nombreuses retombées dans la presse nationale et internationale », le tout pour un coût modique, les manifestations revenant à 7,2 euros par an et par visiteur sur la période 2012-2017. Le problème, soulevé par la CRC, est que ces estimations restent « théoriques en raison de la difficulté à évaluer le nombre précis de visiteurs ».

Mediacités avait examiné

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