On savait, après le premier tour, que l'élection lilloise serait serrée. Mais personne ne s'attendait au chassé-croisé des estimations qui a caractérisé la soirée du second tour des municipales. Un suspense qui s'est achevé par la victoire de la maire sortante Martine Aubry par 227 petites voix d'écart sur son rival écolo, Stéphane Baly (40 % des suffrages contre 39,41 %). Mais au delà de ce score étonnant, que faut-il retenir de ce scrutin ?
1 - Une abstention record

« Une immense tristesse ». C’est par ces mots que Martine Aubry a entamé son discours post-victoire dans le carré de l’hôtel de ville, dimanche à 21h30. Tristesse devant l’abstention record enregistrée à Lille. Moins d’un tiers des électeurs de la capitale régionale sont allés voter dimanche. Avec 31,73 % de participation, Lille fait moins bien que le Nord (37,48 %) ou que les Hauts-de-France (41,32 %). C’est également moins que les 32,6 % du premier tour, déjà marqué par une désertion historique des électeurs. Sur les 124 439 Lillois inscrits sur les listes électorales, seuls 39 479 sont allés voter.

Sur le podium des bureaux de vote abstentionnistes, Faubourg-de-Béthune (79,15%), Lille Sud (77,87%) et Moulins (72,69%). Contrairement à ce qu'espérait Martine Aubry, ces quartiers populaires qui lui sont d’ordinaire plutôt favorables ne se sont pas mobilisés davantage qu’au premier tour. Si la participation est restée la même à trois mois et demi  d'intervalle, les électeurs ont parfois changé. « On a vu . . .

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