Lille, c’est vous ! Cette apostrophe s’affiche en première page de la plateforme de participation citoyenne de la Ville. C’est ici que les Lillois peuvent désormais soumettre une pétition au vote de leurs concitoyens. Mais pas de n’importe quelle façon. Le fonctionnement du dispositif, approuvé lors du conseil municipal du 5 février 2021, est très encadré. Seuls peuvent participer les personnes inscrites sur les listes électorales à Lille, Lomme et Hellemmes (à l’exception des élus municipaux) ; les jeunes âgés de 16 à 18 ans ; et les collectifs et associations justifiant d’un siège à Lille ou témoignant d’un « lien particulier » avec la ville. 

Pour être recevable, la pétition doit concerner une question relevant des compétences de la municipalité et ne pas présenter de critères discriminants ou injurieux. Passé ce cap, elle doit ensuite recueillir l’approbation d’un cinquième des inscrits sur la liste électorale. Soit sur la plateforme participez.lille.fr, soit sur un formulaire papier. Les promoteurs ont deux mois pour y parvenir après avoir déposé leur projet. En cas de succès, la proposition citoyenne gagne le droit d’être inscrite à l’ordre du jour d’un conseil municipal. Une avancée démocratique mais qui présente des limites, selon deux spécialistes des nouveaux outils de la démocratie locale sollicités par Mediacités. 
Un dispositif qui exclut une partie des habitants
« Pourquoi se restreindre aux inscrits sur les listes électorales ?, s’interroge Julien O’Miel, maître de conférences en sciences politiques à l’Université de Lille. Pourquoi ne pas l’étendre . . .

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« Instauration d’un droit de pétition locale »
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