Les plus optimistes des socialistes ont vite déchanté. Alors que les résultats des cantons tombaient les uns après les autres dans la nuit du dimanche 20 juin, le fol espoir d’une reconquête par une majorité de gauche plurielle, emmenée par le PS, est apparu comme une chimère. De façon quasi-certaine, le 1er département de France restera le 27 juin prochain entre les mains de la droite pour un second mandat consécutif. Une première pour ce bastion de gauche qui n’avait jusqu’alors connu, en tout et pour tout, qu’une brève alternance à droite entre 1992 et 1998.

Pour gagner, les stratèges du PS avaient fait leur calcul : il fallait récupérer six cantons pour l’emporter. Un objectif jugé atteignable grâce à une large alliance avec les communistes mais aussi, dans 29 cantons sur 41, avec les écologistes. Las ! Les cantons visés ne sont pas tous tombés, loin de là. A Annoeullin, Marly, Maubeuge, Templeuve, par exemple, les candidats de gauche n’ont même pas été qualifiés pour le second tour malgré, parfois, des divisions à droite. A Armentières, le maire Bernard Haesebroeck et sa colistière communiste Karine Trottein sont en ballotage défavorable alors que le canton était jugé prenable. Idem à Faches-Thumesnil où le binôme de droite François-Xavier Cadart (maire de Seclin) et Frédérique Seels (ancienne vice-présidente de la MEL) l’a emporté dès le premier tour.
Duel au couteau à Douai . . .

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Jacques Trentesaux
Je suis tout à la fois le directeur de la rédaction et le président de Mediacités, que j’ai co-fondé avec plusieurs anciens collègues du groupe L’Express fin 2016. Nordiste d’origine, j’habite Paris mais j’ai à cœur de revenir dans ma région natale pour y enquêter autant que mes autres fonctions m’en laissent le temps. Avant Mediacités, je suis passé par La Croix, Liaisons sociales, Les Echos et L’Express, où j’ai notamment occupé le poste de rédacteur en chef de la rubrique Régions. Je n’aime rien tant que « sortir du périphérique parisien » pour aller sur le terrain afin de comprendre les réalités du pays.
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