Si Jean‐Michel Aulas devient maire, les petits Lyonnais pourront‐ils continuer de voir de vraies girafes à la Tête d’Or ? Dans la dernière ligne droite de la campagne des élections municipales, un drôle d’imbroglio s’est noué autour du zoo du célèbre parc. En échange du soutien plutôt inattendu du Parti animaliste, l’ancien patron de l’Olympique lyonnais se serait engagé à remplacer une partie de ses pensionnaires par des hologrammes, écrit le site Actu Lyon, le 4 mars dernier. Une info confirmée auprès de l’AFP par son colistier Jean‐Arnaud Niepceron : Jean‐Michel Aulas propose bien d’avoir recours à cette technologie et à la réalité virtuelle « plutôt que de garder enfermés » des animaux sauvages.
Rétropédalage ce dimanche 8 mars. Sur Instagram, Samuel Soulier, autre colistier, également en lice pour la mairie du 6e arrondissement, publie une vidéo‐démenti : « Non, nous ne fermerons pas le parc zoologique. » L’engagement de son candidat aurait été mal compris : s’il est bien question d’hologrammes et de réalité virtuelle, ce sera « en complément » et non en remplacement des zèbres, de la dernière panthère de l’Amour et autres pandas roux de la Tête d’Or.
L’épisode est moins anecdotique qu’il n’y paraît : en 2020, lors des précédentes élections municipales, le procès instruit contre Grégory Doucet de vouloir fermer le zoo avait donné des sueurs froides aux écologistes. Surtout, il illustre une nouvelle fois le caractère versatile de l’homme d’affaires devenu politique, annoncé gagnant le 22 mars prochain par toutes les enquêtes d’opinion. Une inconstance parfois involontaire, comme pour ces hologrammes animaliers. Ou bien un flou plus stratégique à même d’élargir