Cela sonne comme une évidence : un produit qui a parcouru peu de kilomètres du champ à l'assiette est forcément plus écologique. Lorsque nous vous avons interrogés, au printemps dernier, sur vos habitudes alimentaires, beaucoup d'entre vous nous ont fait part de leur intérêt récent pour les produits locaux… et bio ou achetés en vrac. Comme si tous ces termes participaient d’une même démarche de réduction de notre impact sur l’environnement.

Mais est-ce vraiment le cas, lorsqu'on voit par exemple combien le local devient un argument marketing pour la grande distribution ? Acheter des aliments produits près de chez soi, de surcroît en ville, est-ce forcément vertueux d'un point de vue écologique ? Mediacités a fait le point sur les vraies vertus et les fausses promesses de l’alimentation locale en matière d’environnement.
1. « Local », une notion à géométrie variable
Il convient déjà de se mettre d'accord sur une définition. « Si vous êtes un agriculteur, un consommateur ou une collectivité, vous n'allez pas mettre la même chose derrière la notion de “local” », décrit Julien Noel, chercheur en géographie et développement territorial à l'université de Liège, qui a notamment travaillé sur les circuits alimentaires de proximité en Loire-Atlantique.

Dans sa charte pour la mise en avant de produits locaux signée en 2020 avec la grande distribution . . .

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Avatar de Mathilde Doiezie
Originaire du coin rural des Mauges, croqué en BD par Étienne Davodeau, je suis installée à Nantes depuis 2021 en tant que journaliste pigiste, après un détour de plusieurs années à Paris. Journaliste depuis 2014, j'ai travaillé notamment pendant quatre ans pour Brief.me, un média qui cherche à rendre compréhensible au plus grand nombre l'information nationale ou internationale. Mais l'envie est venue d'enquêter sur un temps plus long, de recueillir des témoignages et de revenir dans les Pays de la Loire. Depuis, j'écris principalement sur des thématiques écologiques et sociales, notamment pour Mediacités.