La crise sanitaire liée à la pandémie du Coronavirus a mis en lumière notre dramatique dépendance à l’usine du monde qu’est la Chine. Depuis, le « Fabriqué en France » n’a jamais autant été à la mode. Le président de la République a lui-même appelé, fin mars, à « rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique ». Relocaliser la production, soit. Mais quoi concrètement ?

Pour dépasser le stade de ces bonnes intentions, Toulouse Métropole dispose peut-être d’une longueur d’avance sur le reste du pays. Entre mai 2018 et septembre 2019, la collectivité a mené une étude inédite en France sur les relocalisations potentielles de production sur son territoire. Menée avec l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie Occitanie et le cabinet de conseil Utopies, cette analyse du « métabolisme économique métropolitain » a chiffré l'ensemble de la demande de biens et services émanant des entreprises, des collectivités et des ménages. Elle a ensuite identifié la part qui, non satisfaite par l'offre locale, donnait lieu à « des fuites économiques », des importations de produits et de services depuis le reste du pays et de l'étranger.          

Or ces fuites sont considérables. « On a comparé Toulouse aux autres métropoles, en dehors de Paris, précise Boris Chabanel, expert en économies locales durables au sein de l’agence Utopies. On a le taux d’évasion de la demande locale le plus élevé avec plus de . . .

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