C’est l’heure du dîner, pas eu le temps de faire les courses, et dehors, il pleut à grosses gouttes sur la capitale des Flandres ? Heureusement, les applications de livraison sont là. Un tour sur notre smartphone et nous voilà confrontés à un déluge de propositions. Cuisine indienne, vietnamienne, mexicaine… Le nombre de repas préparés à deux pas de chez soi est impressionnant. Signe que les restaurants sont bel et bien sortis de la crise économique due au Covid-19 ?

Pas si simple. Car de plus en plus de plats proposés sur ces applications sont élaborés dans des « dark kitchen », des restaurants sans salle, dédiés à la livraison, et composés uniquement d’une cuisine. Sur l’interface de Deliveroo ou d’Uber Eats, rien ne les distingue des restaurants traditionnels. Ils pourraient cependant dangereusement leur faire de l’ombre.          

« Les « dark kitchen » ? Jamais entendu parler »

Impossible de quantifier le phénomène dans l’agglomération lilloise. Contactée par téléphone, la Chambre de commerce de Lille semble loin du compte : « Les "dark kitchen" ? Mais qu’est-ce que c’est ? Jamais entendu parler, je vais me renseigner… ». Même constat du côté de l’Insee, chargée notamment de la démographie des entreprises : les « dark kitchen » rentrent tantôt dans l’activité de traiteurs, tantôt de restauration rapide. Si bien que, pour prendre la mesure du phénomène, il faut pour le moment s’en remettre au décompte des livreurs à vélos sillonnant les rues de la métropole.
Une cuisine, plusieurs restaurants
Lever le voile sur les « dark kitchen » est d’autant plus épineux que leur définition pose question. Les start-ups qui les ont lancées prennent le nom « d’incubateurs culinaires », de . . .

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