À Lille, les dérives de la prime au chauffage au bois de la MEL

Depuis près de deux ans, la métropole européenne de Lille (MEL) propose de subventionner le renouvellement des anciens appareils de chauffage au bois afin de réduire la pollution de l'air. Un dispositif qui rencontre un grand succès mais qui s'accompagne de dérives : les primes bénéficient surtout aux plus riches, alors que l’objectif poursuivi est loin d’être garanti.

poele_chaufffage
Un poêle à granulés susceptible d’être éligible à la prime Air Bois de la Métropole européenne de Lille. Crédit : PhotoPQR/Journal Saône et Loire/Maxppp

Entre Michel et son poêle à bois, l’histoire aura duré presque 20 ans. Au centre du salon, l’ancien appareil faisait partie intégrante de sa maison d’Armentières. Mais quand le retraité a appris de son voisin qu’il pouvait toucher 1 600 euros pour le changer, il n’a pas hésité : « J’ai pris un modèle alsacien, beaucoup plus performant », raconte-t-il, tout sourire, aujourd’hui. Résultat, sa consommation et sa facture de bois ont été divisées par deux. Et surtout, du point de vue des pouvoirs publics, sa contribution à la pollution de l’air a été réduite.

Notre survie dépend de vous

Un journalisme local indépendant, sans publicité, avec chaque semaine des enquêtes introuvables ailleurs : voilà ce que vous propose Mediacités. Aujourd’hui, plus de 5 300 abonnés soutiennent notre travail. Mais ce n’est pas suffisant : nous recherchons 2 000 abonnés d’ici la fin 2022 pour continuer à enquêter. En vous abonnant aujourd’hui, dès 3 euros par mois, vous pouvez faire la différence.
Je m’abonne

  • Accès aux 4 éditions de Mediacités (Lille, Lyon, Nantes et Toulouse)
  • 100 % indépendant, avec 0 % de publicité
  • Résiliation facile à tout moment

Publié le

Modifié le

Temps de lecture : 7 minutes

Par Alban Leduc