Municipales 2026 à Lille : Le “Baly 2026” peut‐il faire mieux que le “Baly 2020” ?

En 2020, le match entre écolos et socialistes s’était joué à quelques dizaines de voix restées au bénéfice de Martine Aubry. Six ans plus tard, son adversaire vert se prépare à un nouveau duel, cette fois face à Arnaud Deslandes. Liste largement renouvelée, stratégie électorale revue, mais des contextes nationaux et locaux plus défavorables. Pourra-t-il cette fois l’emporter ?

Stéphane Baly, ici le 25 novembre 2025 lors de la présentation de sa "bière de campagne", la Balyloise, entend jouer crânement sa chance afin de l'emporter en 2026. Photo : Matthieu Slisse / Mediacités

La jambe plâtrée du haut de la cuisse à la cheville, la course au Beffroi de Stéphane Baly n’a pas commencé sous les meilleurs auspices. Victime d’une mauvaise chute à l’automne, c’est en béquilles qu’il donne ses premières conférences de presse de campagne. Contraint de troquer son habituel vélo à corbeille pour la marche lente et les transports en commun, le candidat écologiste à la mairie de Lille, 53 ans, préfère retenir le positif de cette découverte de la mobilité réduite. Elle lui permet, depuis, de mieux mesurer les difficultés d’accessibilité de la ville où il vit depuis plus de vingt ans.

Au matin du 31 décembre 2025, quand une voiture le renverse aux abords du marché à Vannes (Morbihan, son département de naissance), il doit penser que le sort s’acharne. Alors qu’il avait remisé ses béquilles quelques jours plus tôt, il récolte une fracture, une attelle, des rendez‐vous réguliers chez le kiné… et un nouvel abonnement de bus – qu’il promet de rendre gratuits sitôt installé à la mairie. Le professeur en sciences de l’ingénieur à la Catho de Lille a pourtant tôt fait d’intégrer cette mésaventure dans son récit de candidat. À la cinquantaine de soutiens rassemblés dans son QG de campagne par une froide et pluvieuse soirée de janvier, il adresse des consistants « vœux de bonne santé ».

« 2026, c’est l’année du choix entre la continuité et le renouveau ; entre subir et décider », lance Stéphane Baly pour haranguer ses soutiens. Mesure symbolique de cette volonté de rupture : doter chaque quartier d’une maison de santé. « Je veux faire de la santé une priorité municipale », martèle‐t‐il. Celui qui a été conseiller délégué dans la majorité de Martine Aubry (2014–2020) avant de basculer dans l’opposition (2020–2026) se présente désormais comme « le maire naturel » après quatre mandats de l’emblématique maire de Lille.

« On a été bons, mais pas excellents », analysait‐il au lendemain de la courte défaite de 2020. Devant à Lille et Hellemmes, mais nettement battu à Lomme : quelques dizaines de voix seulement – par ailleurs 

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Publié le

Temps de lecture : 10 minutes

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Par Matthieu Slisse

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