Louis Delemer, candidat LR aux municipales de Lille, promet de déployer 500 caméras au cours des six prochaines années s’il est élu. Et 500 caméras de plus lors d’un hypothétique second mandat qui suivrait. Matthieu Valet, ex‐commissaire de police, représentant du Rassemblement national, vise quant à lui 1 200 nouvelles caméras sur un seul mandat. Quant à Violette Spillebout, candidate revendiquée du « bloc central », ce sont pas moins de 1 800 appareils de vidéosurveilance qu’elle souhaite ajouter aux 196 déjà existants, sur une période qui s’étendrait exceptionnellement jusqu’en 2033.
Lors du conseil municipal du 10 octobre dernier qui présentait une « évaluation du système de vidéo‐protection de la ville de Lille », la députée macroniste avait dénoncé le « retard immense » pris tant « en nombre d’équipements » – qui ne couvriraient qu’un dixième ou un vingtième du territoire, selon elle – qu’au niveau technologique. Elle évaluait alors le besoin à « bien plus de 1 000 caméras ».
Commentant le bilan très positif effectué par la municipalité dans ce rapport, Louis Delemer s’était quant à lui moqué du fait que « la majorité socialiste découvre seulement maintenant que les caméras de vidéoprotection sont un véritable atout pour assurer la sécurité de tous les Lillois ». Tout en dénonçant « les années de retard pour notre ville pendant que d’autres communes, de la métropole et partout en France, agissaient depuis déjà longtemps ».
De fait, avec 82 caméras pour 100 000 habitants, Lille se traîne en queue de peloton des grandes villes françaises, comme l’avait établi