« Ce qui est pernicieux dans le harcèlement sexuel au travail, c’est que vous subissez des choses… mais c’est votre travail. Il vous faut y retourner, jour après jour, vous n’avez pas vraiment le choix. Et c’est parce qu’on sait que cette position est contrainte qu’il existe normalement des procédures protectrices ». Tout est dans le « normalement ».
Ce mardi 3 mars devant la cour d’appel de Douai, Me Vincent Bethouart, avocat d’une policière municipale lilloise victime d’harcèlement sexuel par l’un de ses ex‐collègue, a tenu à souligner les lourdes responsabilités de la Ville de Lille dans l’aggravation de l’état de santé de sa cliente. Alors que le mis en cause, pourtant à l’origine de l’appel, ne s’est pas déplacé à l’audience et n’était pas représenté, ce nouveau procès a en effet été l’occasion d’une diatribe à l’encontre de la hiérarchie municipale lilloise. Celle‐ci s’est rendue coupable d’une série de manquements déjà décrits par une enquête du site d’investigation indépendant Disclose.
https://www.mediacites.fr/enquete/lille/2025/06/26/metoopolice-la-gestion-desastreuse-dun-cas-de-harcelement-sexuel-dans-la-police-municipale-de-lille/
Une hiérarchie « extrêmement défaillante »
« L’absence de protection a participé au préjudice de [ma cliente] », a martelé son avocat. Le rapporteur public s’est lui aussi livré à des critiques, considérant que la hiérarchie de la police municipale …