Combien gagnent nos élus ? Trop ? Pas assez ? La question agite régulièrement le débat public. Nous vous proposons d’en juger par vous même puisqu’à la différence des salaires des chefs d’entreprise, ces informations sont publiques.
Officiellement, le mandat est exercé à titre gratuit. Les indemnités ne sont pas un salaire, mais une compensation, dont le versement est prévu par la loi. Dans les faits, elles s’apparentent bien à une rémunération – souvent très limitée pour nombre de « petits » maires – puisqu’elles sont soumises à l’impôt sur le revenu.
Deux mois après l’élection des conseils municipaux, Mediacités s’est attelé à la tâche – fastidieuse [lire l’encadré « En coulisses »] – de recenser les indemnités d’une large part du personnel politique de la métropole européenne de Lille (MEL). Les indemnités au pluriel, car l’ensemble des maires ainsi que de nombreux adjoints et conseillers municipaux siègent également au conseil métropolitain. Certaines et certains comptent également parmi les élus départementaux et régionaux. Enfin, une poignée sont aussi parlementaires, au Sénat, à l’Assemblée nationale, ou encore entre Strasbourg et Bruxelles.
Depuis une loi de 2014, le cumul des mandats pour les élus nationaux est plus strictement encadré. Les élus locaux, quant à eux, ne peuvent être titulaires de plus de deux mandats parmi une liste incluant notamment ceux de conseiller régional, conseiller départemental et conseiller municipal. Ils peuvent toutefois exercer des mandats supplémentaires s’ils ne sont pas compris dans cette liste, notamment dans une intercommunalité.
Il est par ailleurs interdit de cumuler deux mandats de chefs d’exécutifs locaux (impossible, exemple, d’être maire et président de Région ou de Département). Il existe néanmoins des exceptions : un maire peut ainsi également occuper un poste exécutif dans une intercommunalité. C’est le cas notamment d’Eric Skyronka, président de la Métropole européenne de Lille et premier magistrat de …