Parallèlement à notre longue enquête consacrée à l'usage de pesticides en Loire Atlantique, Mediacités s'est également intéressé à la situation de l'ensemble de la région Pays de la Loire. Grâce aux données tirées de la Banque nationale des ventes distributeurs (BNV-d)Les chiffres que Mediacités a réussi à se procurer proviennent de la BNV-d, la banque nationale des ventes des distributeurs. Créée en 2009 (suite à la loi sur l'eau de 2006 et à l'instauration d'une redevance pour pollution diffuse deux ans plus tard), elle recense et compile les déclarations de ventes des distributeurs de pesticides dans chacun des départements français. Longtemps restées confidentielles, ces données sont désormais publiques.
Pour sélectionner les substances les plus dangereuses parmi les centaines vendues chaque année en France, nous nous sommes appuyés sur les rapports et les bases de données d'organismes européen (Commission européenne) et américain (EPA), ainsi que sur les études du Centre International de recherche sur le cancer (CIRC) ou de l’Inserm. Ces différents organismes ne partagent pas tous le même point de vue. Par exemple, le CIRC classe le glyphosate au rang des cancérogènes possibles, quand l'EPA estime que les preuves sont insuffisantes. Nous avons choisi à chaque fois de retenir l'évaluation de dangerosité maximale, tout en ne conservant . . .

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.