Loire-Atlantique : où consomme-t-on le plus de pesticides, commune par commune

[CARTE ET GRAPHIQUES INTERACTIFS] Alors que le maire de La-Chapelle-sur-Erdre a pris cette semaine le premier arrêté anti-pesticides de Loire-Atlantique, Mediacités revient sur l'addiction du département à ces produits. Quelles sont les communes les plus concernées ? Quelles substances toxiques sont les plus utilisées ? Réponses en cartes et graphiques.

Une pesticides 44

Il n’est pas le premier, et certainement pas le dernier. Le 6 septembre, Fabrice Roussel, le maire (PS) de la Chapelle-sur-Erdre a rejoint la liste des élus frondeurs ayant pris un arrêté municipal anti-pesticides. Après Langouët (Ille-et-Vilaine), la banlieue nantaise intègre donc la liste des 51 communes françaises engagées dans la lutte contre les produits phytosanitaires.

Concrètement, alors que le gouvernement a lancé cette semaine une concertation publique sur l’usage de ces produits et propose de fixer à 5 ou 10 mètres la distance minimale entre les habitations et leurs zones d’épandage (suivant les recommandations controversées de l’Anses), l’élu socialiste veut pousser cette limite jusqu’à 150 mètres. « Au nom de la santé des habitants et de la protection de l’environnement », explique-t-il.

Comme ce fut le cas à Langouët, où l’arrêté a été annulé par le Tribunal administratif en août dernier, la mesure risque de ne pas s’appliquer très longtemps. Dès mardi 10 septembre, la préfecture de Loire-Atlantique annonçait qu’elle saisirait le tribunal dans les plus brefs délais si le maire ne retirait pas son arrêté. Ce que ce dernier a d’ores et déjà exclu. Aussi temporaire soit-elle, la mesure aura eu le mérite de lancer le débat dans un département encore largement "accro" aux pesticides, comme l’ont montré plusieurs de nos précédentes enquêtes.

Pour le reste, sa portée restait quoi qu . . .

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Temps de lecture : 5 minutes

Par Benjamin Peyrel