Il n’est pas le premier, et certainement pas le dernier. Le 6 septembre, Fabrice Roussel, le maire (PS) de la Chapelle-sur-Erdre a rejoint la liste des élus frondeurs ayant pris un arrêté municipal anti-pesticides. Après Langouët (Ille-et-Vilaine), la banlieue nantaise intègre donc la liste des 51 communes françaises engagées dans la lutte contre les produits phytosanitaires.

Concrètement, alors que le gouvernement a lancé cette semaine une concertation publique sur l’usage de ces produits et propose de fixer à 5 ou 10 mètres la distance minimale entre les habitations et leurs zones d’épandage (suivant les recommandations controversées de l’Anses), l’élu socialiste veut pousser cette limite jusqu’à 150 mètres. « Au nom de la santé des habitants et de la protection de l’environnement », explique-t-il.

Comme ce fut le cas à Langouët, où l’arrêté a été annulé par le Tribunal administratif en août dernier, la mesure risque de ne pas s’appliquer très longtemps. Dès mardi 10 septembre, la préfecture de Loire-Atlantique annonçait qu’elle saisirait le tribunal dans les plus brefs délais si le maire ne retirait pas son arrêté. Ce que ce dernier a d’ores et déjà exclu. Aussi temporaire soit-elle, la mesure aura eu le mérite de lancer le débat dans un département encore largement "accro" aux pesticides, comme l’ont montré plusieurs de nos précédentes enquêtes.

Pour le reste, sa portée restait quoi qu . . .

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.