Covid-19 : l’arrêt du trafic aérien fragilise le réaménagement de Nantes-Atlantique

En avril dernier l'Autorité environnementale avertissait : les projections de trafic pour l’aéroport de Nantes devraient être revues à la baisse pour tenir compte des enjeux sanitaires et environnementaux. Un an plus tard, l'arrêt de toute activité aérienne suite à l’épidémie pourrait remettre en cause le développement de l'aéroport prévu par l’État.

Nantes Atlantique
L’aéroport de Nantes-Atlantique. Photo : Creative Commons

Plus un vol commercial depuis le lundi 30 mars et jusqu’à une date indéterminée… Alors que l’arrivée du printemps s’accompagne habituellement d’une recrudescence du nombre de mouvements d’avions, avec l’accroissement de l’activité des compagnies low-cost, le ciel et le tarmac de l’aéroport de Nantes-Atlantique restent vides depuis quinze jours. Ou presque. Comme le précise Vinci Airports, son exploitant, la plateforme accueille encore « les vols gouvernementaux, les évacuations sanitaires, les transports d’organes et le transport de fret ». Lundi 11 avril, un gigantesque avion cargo en provenance de Chine s’est ainsi posé sur sa piste. Dans ses flancs, une cargaison de 11 millions de masques à destination du personnel soignant prioritaire.

A ces quelques exceptions près, à Nantes, comme partout en Europe, l'épidémie de Covid-19 a mis le trafic aérien à l'arrêt. Bien sûr, ce gigantesque « shutdown » fait peser un risque majeur sur l’avenir des compagnies aériennes. La moitié d’entre elles pourraient avoir « disparues en juin », expliquait récemment dans Le Monde, le directeur de l'Association internationale du transport aérien (IATA), Alexandre de Juniac. Et si les syndicats de compagnies sont aujourd’hui à la manœuvre pour obtenir un soutien de l’État,
Suppression de la taxe d'aéroport ?
Le 14 avril, le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (Scara) demande de « repenser le rôle de l’État dans le transport aérien » Par exemple en supprimant la taxe d'aéroport, à la charge des compagnies. Selon le Scara, elle « finance la . . .

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Temps de lecture : 5 minutes

Par Isabelle Jarjaille