«Je ne peux vous accorder qu'un quart d'heure. Il est 16 heures, on vient de recevoir une ordonnance de placement provisoire qui implique d'aller chercher un bébé demain chez ses parents avec les forces de l'ordre. Et je ne lui ai pas encore trouvé de place en famille d'accueil ou en pouponnière », nous prévient un cadre éducatif de l'une des unités de l'aide sociale à l'enfance (ASE) de Loire-Atlantique, lorsque nous lui demandons un entretien. Les agents du département, plutôt habitués à une discrétion indispensable au bien-être des enfants dont ils ont la charge, ont décidé de sortir de leur réserve pour dénoncer les conséquences du manque de places en famille d'accueil et en institution. Une situation particulièrement critique pour une tranche d'âge très sensible : celle des nouveau-nés.

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