C’est la panique dans l’immobilier. Depuis la rentrée 2021, tous les signaux sont au rouge. C’est le cas dans toutes les métropoles françaises, Covid oblige, mais particulièrement à Nantes. Trois indicateurs le montrent bien : les mises en vente de logements neufs ont baissé de 42 % entre 2019 (3 500) et 2020 (2 000), contre 32 % en moyenne nationale. Les prix (du neuf encore) ont augmenté de 8 % contre 5 % à Bordeaux ou à Lyon. Le taux de vacance (les logements libres) est passé de 4,5 % environ en 2018 à 1 % cette année (traduction en langage commun : il n'y a plus de logement vacant ou presque). Bref : qu’il s’agisse de louer ou d’acheter, l’offre est rare et chère.          

Oui, bienheureux ceux qui ont un toit sur leur tête, car beaucoup se cassent les dents sur le marché immobilier nantais. Et pour cause : la métropole gagne en moyenne 9 000 nouveaux habitants par an (14 000 pour la Loire-Atlantique). Pour faire face à cette demande, les professionnels de l’immobilier évaluent le besoin à 7 500 nouveaux logements par an. Dans son Plan Local de l'Habitat (PLH), signé fin 2018, la Métropole a fixé comme objectif d’en construire 6 000 par an. Or 4 104 logements seulement ont reçu une autorisation de construire en 2020 (source : Sitadel).
La menace d'une « bordeaulisation »
Rien qu’à Nantes (le gros morceau du PLH), l’on est passé de 3 531 logements autorisés en 2019 à 1 824 en 2020. Mais dès 2018, le président de l’Oloma évoquait un « avis de tempête » à venir sur le marché nantais du logement neuf. Et pour 2023, les projections de l’observatoire évaluent, au vu des projets déposés et validés, les livraisons à « 4 000 logements » pour Nantes Métropole, en deçà donc des besoins. La situation est telle qu’un « basculement » du marché nantais . . .

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