Une course à l’échalote. La métaphore n’a en réalité rien de potager. Pour autant, elle décrit parfaitement la surenchère que se livrent les candidats toulousains en matière de propositions écologiques, chacun revendiquant expertise, crédibilité financière et travail en concertation avec les habitants.

La course a été lancée début 2019, par le maire de Toulouse. Lors de ses vœux aux Toulousains prononcés devant un décor végétal, Jean-Luc Moudenc fait du développement durable et de la végétalisation ses priorités, promettant notamment la plantation de 100 000 arbres sur 10 ans. Dans cette vidéo, il revendique un bilan de 11 500 arbres plantés depuis 2014. Une forêt gonflée à 18 000 au gré des communications suivantes. L’édile s’enorgueillit aussi d’une hausse de 10 % des espaces verts, avec 85 hectares créés, et de l’ouverture de dix nouveaux jardins partagés. Il se félicite enfin d’avoir arrêté l’usage des produits phytosanitaires depuis mars 2019 dans l’entretien des espaces publics. Une obligation imposée par la loi Labbé depuis janvier 2017.   

Ce bilan, ses opposants le mettent en doute. L’élue EELV et colistière Archipel Citoyen Michèle Bleuse, notamment, réclame en vain, de conseils municipaux en

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