C’est un fait indiscutable : le RN progresse dans les campagnes françaises, et notamment en Occitanie. Pour autant, toutes les communes rurales ne sont pas acquises aux idées de l’extrême droite, loin de là.
De fait, il n’a pas fallu beaucoup de temps aux élus des bassins castrais et mazamétain pour se mettre en ordre de bataille après l’élection surprise du candidat RN à la mairie de Castres (43 000 habitants). Florian Azéma a en effet profité de la dispersion des voix avec deux candidats de droite, un du centre et un de gauche face à lui au second tour.
Leur objectif : empêcher que le nouveau maire de 29 ans prenne la tête de la communauté d’agglomération Castres‐Mazamet, compétente en matière de développement économique, d’environnement, de logement, de transport ou encore d’enseignement supérieur.
Le 20 avril dernier, les 13 communes de l’intercommunalité (hors Castres) ont ainsi fait bloc derrière Olivier Fabre, le maire divers droite de Mazamet (10 000 habitants) et l’ont élu président à 30 voix contre 26 pour Florian Azéma. Comble du désaveu, ce dernier n’a même pas obtenu le titre honorifique de premier vice‐président, remporté par Vincent Colom, le maire sans étiquette de Lagarrigue, petite commune de 1 850 habitants collée à Castres.
Contacté, l’édile d’extrême droite, qui n’a pas souhaité échanger au téléphone, estime, par écrit, que « l’élection [d’Olivier Fabre] sera dommageable pour toute l’agglomération dans la mesure où il a fait le choix d …