«Ils n’accrochent plus le regard, s’oublient et refusent de s’alimenter »… Publiée la semaine dernière, l’enquête de Mediacités consacrée à ces bébés placés qui dépérissent dans les couffins transparents du CHU de Nantes, faute de présence affective et surtout de place dans les structures adéquates, a suscité un nombre très important de réactions. Celles de nos lecteurs, de professionnels de la protection de l’enfance, de médecins et de membres du personnel hospitalier.

Celle aussi de Lyes Louffok, ancien enfant placé devenu le porte-parole infatigable de la cause des enfants. Aujourd'hui travailleur social et membre du Conseil National de la Protection de l'Enfance (CNPE), il dénonce régulièrement les maltraitances que subissent les jeunes au sein de l'Aide sociale à l'enfance, comme le manque de moyens dont souffre cette dernière partout en France. Alors que le secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles, Adrien Taquet, a présenté hier en Conseil des ministres un projet de loi sur la protection de l’enfance, Lyes Louffok éclaire pour Mediacités certaines des questions que vous avez posées, pointe les insuffisances de l’État comme des conseils départementaux et livre plusieurs pistes de solutions.

Mediacités : Comme beaucoup d’autres lecteurs, vous avez réagi vivement à la lecture de notre enquête consacrée à ces enfants retirés à leur famille qui dépérissent à l’hôpital en Loire-Atlantique. Que vous a-t-elle inspiré ?

Lyes Louffok : Votre article a été un crève cœur. La Loire-Atlantique . . .

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