Villes « autonomes » ou « résilientes » sur le plan alimentaire, territoires « nourriciers » ou autosuffisants. De Nantes à Albi, en passant par Lyon, Marseille ou Paris, l’épidémie de Covid et les confinements ont porté sur le devant de la scène une préoccupation nouvelle : en cas de crise, nos villes seraient-elles capables de se nourrir elles même ? Pour le moment, la réponse est non. Mais des solutions existent. Tour d'horizon avec Yuna Chiffoleau, directrice de recherche à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae, ex Inra). 

Avec l'épidémie de Covid et le confinement, l'idée de "résilience alimentaire" a fait irruption dans le discours des élus municipaux et leurs politiques publiques. Mais, en réalité, depuis quand cette question a-t-elle commencé à émerger ?

Yuna Chiffoleau : Je la ferais remonter à un peu avant la crise sanitaire. Elle est en partie liée à l'introduction des projets alimentaires territoriaux dans la loi d'avenir pour l'agriculture en 2014 et aux incitations à mettre du local dans la restauration collective. Puis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et d’autres élus isolationnistes a conduit à élargir la réflexion sur la résilience alimentaire à des enjeux plus géostratégiques et géopolitiques, autour de nos sources d'approvisionnement.   . . .

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Cet article concerne la promesse :
« Créer des Maisons de l’alimentation, notamment dans les 37 quartiers prioritaires de la politique de la ville »
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Originaire du coin rural des Mauges, croqué en BD par Étienne Davodeau, je suis installée à Nantes depuis 2021 en tant que journaliste pigiste, après un détour de plusieurs années à Paris. Journaliste depuis 2014, j'ai travaillé notamment pendant quatre ans pour Brief.me, un média qui cherche à rendre compréhensible au plus grand nombre l'information nationale ou internationale. Mais l'envie est venue d'enquêter sur un temps plus long, de recueillir des témoignages et de revenir dans les Pays de la Loire. Depuis, j'écris principalement sur des thématiques écologiques et sociales, notamment pour Mediacités.