Villes « autonomes » ou « résilientes » sur le plan alimentaire, territoires « nourriciers » ou autosuffisants. De Nantes à Albi, en passant par Lyon, Marseille ou Paris, l’épidémie de Covid et les confinements ont porté sur le devant de la scène une préoccupation nouvelle : en cas de crise, nos villes seraient-elles capables de se nourrir elles même ? Pour le moment, la réponse est non. Mais des solutions existent. Tour d'horizon avec Yuna Chiffoleau, directrice de recherche à l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae, ex Inra). 

Avec l'épidémie de Covid et le confinement, l'idée de "résilience alimentaire" a fait irruption dans le discours des élus municipaux et leurs politiques publiques. Mais, en réalité, depuis quand cette question a-t-elle commencé à émerger ?

Yuna Chiffoleau : Je la ferais remonter à un peu avant la crise sanitaire. Elle est en partie liée à l'introduction des projets alimentaires territoriaux dans la loi d'avenir pour l'agriculture en 2014 et aux incitations à mettre du local dans la restauration collective. Puis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et d’autres élus isolationnistes a conduit à élargir la réflexion sur la résilience alimentaire à des enjeux plus géostratégiques et géopolitiques, autour de nos sources d'approvisionnement.   . . .

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Cet article concerne la promesse :
« Créer des Maisons de l’alimentation, notamment dans les 37 quartiers prioritaires de la politique de la ville »
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Journaliste depuis 2015, je viens des Mauges et travaille à temps partiel pour Brief.me. J’ai également collaboré, entre autres, avec Reporterre, We Demain, Kaizen Magazine, Le Figaro Culture, Le Point, Usbek & Rica, Le Journal du Grand Paris, L'Imparfaite... À côté, je produis également le podcast "Du côté des autrices" pour mettre en valeur des femmes dont les œuvres littéraires ont été invisibilisées et je suis également secrétaire générale adjointe de l'association Prenons la Une, qui milite pour une meilleure représentation des femmes dans les médias et l'égalité femmes-hommes dans les rédactions.