Procès Degallaix : la menace d’inéligibilité immédiate plane plus que jamais sur la tête du maire‐candidat

Le maire de Valenciennes pourrait devoir céder son fauteuil fin avril en cas de réélection le 15 ou 22 mars prochains, si les juges suivent les réquisitions du parquet. Compte-rendu de la 2e journée de ce procès singulier.

Laurent Degallaix s'entretient avec Me Loïc Ruol, l'un de ses avocats, lors de la 2e journée de son procès. Photo JT pour Mediacités.

Laurent Degallaix sera fixé sur son sort le 30 avril. C’est à cette date que le maire (Horizons) de Valenciennes saura comment la justice a tranché entre deux versions diamétralement opposées de son affaire. A‑t‐il failli à son exigence de probité au point de devoir quitter immédiatement tous ses mandats, comme l’espère le parquet ? Ou sera‐t‐il relaxé à l’issue d’un procès monté de toutes pièces pour lui nuire alors qu’il est candidat à sa réélection le 15 mars prochain, ainsi que l’espèrent ses avocats ?

En ce second jour du procès de Laurent Degallaix, vendredi 20 février au tribunal correctionnel de Lille, les réquisitions du procureur Michaël Bonnet tombent dans un silence de plomb. Elles sont implacables. Pour le maire de Valenciennes : un an de prison assorti d’une obligation de résidence à domicile sous bracelet électronique, 25 000 euros d’amende et – surtout – cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire (c’est-à-dire immédiate) ; pour les trois autres prévenus, Jean‐Marc Moniotte, Fabien Deloge et Pascal Vanhelder : six mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité, ainsi qu’une amende de 3 000 euros pour le dernier d’entre eux.

Comme détaillé au premier jour du procès, Laurent Degallaix comparaissait suite à plusieurs plaintes pour trafic d’influence et subornation de témoins. Florence R.* affirme qu’elle aurait bénéficié d’un recrutement de faveur au sein de la Société anonyme d’économie mixte (SAEM) Valenciennes Stationnement en raison des relations intimes qu’elle entretenait avec le maire. Evelyne L.*, elle, aurait été écartée de façon abusive de cette même société en raison de liens supposés avec un opposant politique.

En tant que président de la SAEM Valenciennes Stationnement, l’ancien adjoint Pascal Vanhelder fait partie des prévenus pour le volet de trafic d’influence. Laurent Degallaix aurait également manœuvré pour obtenir le retrait de la plainte de Florence R.* en échange d’une somme d’argent. Cette subornation de témoins éventuelle aurait bénéficié de l’aide active de Jean‐Marc Moniotte, un conseiller du salarié, et de Franck Deloge, ex‐conseiller municipal RN de Valenciennes …

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Temps de lecture : 6 minutes

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Par Jacques Trentesaux

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